naturopathie

Recette pour la femme enceinte

Recette pour la femme enceinte

La femme enceinte a des besoins accrus en substances nutritives d’une part, alors que d’autre part ses fonctions digestives et ses fonctions d’éliminations sont ralenties.
Comment concilier les deux de façon simple ? En mangeant en petites quantités des aliments ultra riches en substances essentielles.

Préparez à l’avance le mélange suivant que vous garderez dans un récipient hermétique :
100 g de graines de lin
100 g de graines de sésame
100 g de graines de tournesol
100 g de germes de blé en poudre ou en paillettes
100 g de son (d’avoine ou de riz, plus doux)

Tous les matins, prenez une cuillère à soupe de ce mélange dans un yoghourt (de soja de préférence), additionné d‘une cuillère à café de pollen (sauf si vous y êtes allergiques au niveau respiratoire, par précaution). Vous pouvez ajouter un peu de sucre intégral pour adoucir le tout. Attention, vous devez prendre le temps de bien mâcher pour bénéficier de tous les bienfaits des graines, et surtout pour optimiser la digestion (celle-ci commence dans la bouche).

Cette préparation vous apporte un concentré de minéraux, vitamines, et acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 6) qui vous maintiendront en forme, vous et votre bébé. Elle apporte également les fibres nécessaires pour soutenir efficacement le transit.

Pensez aussi à boire de plus grandes quantités d’eau pour favoriser l’élimination intestinale et rénale, et pensez également aux graines germées.

Je vous souhaite une joyeuse grossesse.

Prévention anti-grippe chez l'enfant

Petit protocole simple de prévention des affections hivernales chez l'enfant

par Elise Ghiringhelli Zahnd, naturopathe

L'hiver approche, et avec lui le spectre des rhumes, refroidissements, grippes et autres affections ORL qui peuvent toucher nos enfants. Devons-nous nous contenter d'espérer passer entre les gouttes ou pouvons-nous les aider à se prémunir contre ces maladies ?

A côté des mesures d'hygiène de base comme le lavage fréquent des mains, nous pouvons intervenir pour booster l'immunité de nos enfants, afin de les aider à se défendre contre les infections.

Le premier pas consiste à donner les oligoéléments cuivre-or-argent (Oligosol) : une demie dose tous les matins à jeun. En Suisse, ces oligoéléments se trouvent dans le sirop du Père Michel (Bioligo). Les oligoéléments se prennent en continu pendant tout l'hiver, et remontent ainsi l'immunité pour l'année entière, par une action "de terrain".

Deuxièmement, l'extrait de pépin de pamplemousse (la marque Citrobiotic, bio, est très fiable, ce qui n'est pas le cas de toutes les autres, qui peuvent contenir des résidus de pesticides, quand ce n'est pas carrément des additifs à proscrire chez les enfants) : 5 gouttes 1 fois par jour (à n'importe quel moment de la journée). A la fois « antibiotique » naturel (sans effets secondaires) et antiviral, préventif et curatif (on augmente alors les doses), il soutient efficacement le système immunitaire. On peut « oublier » de le donner de temps en temps, par exemple les week-ends, pour ne pas trop habituer l'organisme (par précaution).

Pour finir, les enfants ne se feront pas priés pour prendre une poignée de baies de goji au goûter. Très riche en vitamine C, cette baie contient aussi des flavonoïdes qui en décuplent l'efficacité. On les trouve en boutiques diététiques et (bonnes) para-pharmacies.

Les adultes peuvent appliquer ces conseils à l'identique en doublant les doses. (Mais attention, l'extrait de pépin de pamplemousse est contre-indiqué si vous prenez des fluidifiants sanguins, ou si vous devez subir bientôt une intervention chirurgicale)

Concernant le chlorure de magnésium, que beaucoup de femmes affectionnent : ce n'est pas un remède approprié pour la prévention chez l'enfant (ni chez l'adulte d'ailleurs). Il est trop irritant pour la muqueuse intestinale. C'est un remède de cheval, si vous me permettez l'expression. Très efficace, mais loin d'être doux ! On le gardera pour les cas de maladie déclarée, où il pourra exercer sa fonction purgative salutaire, et lutter efficacement contre l'infection.


Dernière chose : Quel est le plus grand ennemi pour l'immunité d'un enfant ? Est-ce un vilain virus ? Une méchante bactérie ? Non, son plus grand ennemi, c'est le sucre ! Sa consommation fait chuter quasi instantanément le taux de globules blancs, autant dire qu'il désarme le système immunitaire, qui se trouve alors démuni face aux tentatives d'invasion des virus et bactéries, tout heureux de s'installer sur un terrain si favorable à leur multiplication ! Donc modération sur les pères Noël en chocolats qui apparaissent déjà...

 

Déclaration de liens d'intérêts : aucun lien d'intérêts ne lie l'auteur aux laboratoires et produits cités.

 

© 2009 Equilibre-santé - Elise Ghiringhelli Zahnd

C'est la saison des orties

par Elise Ghiringhelli Zahnd, naturopathe

 

 

 

 

 

 

Même sans habiter à la campagne, si vous avez accès à un petit coin de nature vous y trouverez sûrement des orties. Elles aiment les terrains incultes et les bords des chemins où elles poussent comme de la mauvaise herbe. 

En quoi faut-il s’en réjouir me direz-vous ? Eh bien parce qu’elles font partie des "simples", ces plantes médicinales qu'on peut cueillir dans les jardins et au bord des chemins, pourvu qu'on sache les reconnaître. Les orties sont une source inestimable de fer végétal et de silice organique. Elles nous aident donc efficacement à lutter contre la déminéralisation et sont un bon soutien en cas d’anémie ferriprive. Ceci les rend extrêmement recommandables notamment aux femmes enceintes. De plus, elles constituent un excellent dépuratif.

L’avantage de l’ortie sur les autres plantes sauvages, c’est que tout le monde, même le plus citadin d’entre nous, sait la reconnaître pour s’y être piqué au moins une fois. Il en existe deux variétés très ressemblantes et aux propriétés quasi similaires : la plus commune est la grande ortie (urtica dioïca) qui mesure environ un mètre à maturité, mais vous pouvez aussi trouver la petite ortie (urtica urens), qui ne dépasse pas 50 centimètres. En avril, les jeunes pousses sortent de terre. Elles sont toute jeunes et toute tendres et c'est comme cela qu'elles sont les meilleures à consommer. On peut encore les utiliser quand elles sont plus grandes, elles auront seulement un goût moins délicat. Avec des gants (de vaisselle ou de jardinage) et des ciseaux, on cueille seulement la pointe et les deux premières feuilles déployées.

Pour s'en régaler facilement, on les prépare en soupe. Voici une recette :

La soupe aux orties

Il vous faut un oignon, deux pommes de terre moyennes, les pointes d’une vingtaine de pieds d’orties, de l’huile d’olive et du sel.

Dans une casserole à fond épais, versez deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Jetez-y l’oignon émincé, les pommes de terre coupées en dés, et les orties que vous aurez préalablement lavées à l’eau vinaigrée. Salez, couvrez, et laissez cinq minutes à feu moyen en mélangeant de temps en temps. Ensuite, versez un litre d’eau bouillante, mélangez, et laissez cuire une petite demi-heure. Enlevez du feu, mixez, et régalez-vous !

 

© 2009 Equilibre-santé - Elise Ghiringhelli Zahnd