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  • Recette du tartare d'algue

    Les algues sont une source inestimable de nutriments hautement biodisponibles et de substances protectrices (Lire l’article sur les bienfaits des algues). Cette recette apéritive simple offre l’occasion de découvrir ou faire découvrir les algues en se régalant ! 

    Pour 4 personnes

    • Un demi citron

    • 1 cuillère à soupe d'eau

    • 3 cuillères à soupe de wakamé en paillettes (ou 2 feuilles de wakamé déshydraté coupées en petits morceaux)
    • un demi oignon (ou une échalotte)
    • 1 gousse d'ail (facultatif)
    • 1 cuillère à soupe de câpres ou 2-3 cornichons
    • 1 cuillère à soupe d'huile d’olive
    • 1 cuillère à moka de sauce soja (ou une pincée de sel)

    Dans un bol, faire tremper le wakamé dans le jus du citron allongé d'un tout petit peu d'eau.

    Hacher l'oignon, l'ail et les câpres (ou les cornichons). Ajouter le wakamé et l'huile.

    Réserver quelques heures au frais (mais c’est bon aussi tout de suite).

    Servir en canapé.

     

     

  • Les algues alimentaires

    AlguesConsommées depuis des milliers d’années dans différentes régions du globe, mais totalement ignorées dans d’autres, les algues alimentaires constituent un apport nutritionnel extrêmement riche et concentré. Laitue de mer, wakamé, nori, ou kombu, pour n’en citer que quelques-unes, leur consommation offre un levier extraordinaire pour équilibrer l’alimentation et restaurer les terrains acidifiés et intoxiqués. Voici un condensé de leurs principales vertus.

    La première grande caractéristique des algues est leur richesse en minéraux hautement assimilables, car d’origine organique : ils la composent à 18 à 35 %, ce qui est exceptionnel ! Elles ont donc un fort pouvoir reminéralisant, d’une part, mais aussi alcalinisant, car elles renferment beaucoup de calcium et de magnésium, deux minéraux fondamentaux pour tamponner l’acidité. A titre d’exemple, le wakamé et la dulse contiennent 20 fois plus de calcium que le lait, et la laitue de mer 12 fois plus de fer que les lentilles ! Cinq grammes d’algues sèches suffisent à couvrir les besoins journaliers en magnésium. Les algues marines constituent également une des sources naturelles les plus riches en iode : quelques grammes d’algues marines sèches suffisent à couvrir les besoins quotidiens d’un adulte. Riches en potassium, elles contribuent à faire baisser la tension des hypertendus. Tous les oligoéléments sont également présents dans des proportions favorables à la santé.

    Les algues, contenant 25 à 35 % de protéines, constituent une source privilégiée car tous les acides aminés essentiels y sont présents, ce qui est une rareté dans le monde végétal (les végétaux aquatiques, beaucoup plus anciens à l’échelle de l’histoire de la planète, présentent des caractéristiques différentes des végétaux terrestres, ce qui expliquerait également la présence dans certaines algues de vitamine B12, réputée inexistante dans le règne végétal). L’autre avantage de cette source de protéines est qu’elle n’acidifie pas, contrairement aux protéines animales, et qu’elle est très pauvre en graisse et en calories.

    La richesse des algues marines en fibres (35 % environ) aide à normaliser le transit, qu’il soit lent ou rapide, et sans irriter l’intestin, car il s’agit principalement de fibres solubles. Les fibres, en ralentissant l’absorption du sucre, freinent la montée de la glycémie, participant ainsi à la prévention du diabète de type 2. Elles limitent l’absorption des graisses et des toxines au niveau intestinal, et exercent un effet coupe-faim sans danger. Tout ceci donne aux algues un rôle important à jouer dans la prévention cardio-vasculaire et le contrôle du poids. La présence en grande proportion de fibres solubles est également très recherchée dans la prévention du cancer colorectal, et favorise une flore intestinale saine.

    Les algues sont également extrêmement riches en chlorophylle, « l’hémoglobine végétale », qui favorise l’oxygénation des cellules. La chlorophylle assainit l’intestin, notamment en créant un milieu défavorable au développement des levures et champignons.

    Comme les fruits et les légumes, les algues sont riches en vitamines et en antioxydants, indispensables pour prévenir un vieillissement cellulaire accéléré par notre mode de vie occidental (pollution et stress).

    Les algues sont actuellement l’objet d’études pour leurs propriétés anti-cancer : On observe l’induction de la mort de cellules leucémiques humaines in vitro, un frein au ralentissement de tumeurs mammaires chez l’animal… Les algues semblent exercer un rôle protecteur face aux cancers. Les chercheurs isoleront probablement de l’algue une molécule présentant un effet spécifique anti-cancer, mais nous pouvons d’ores et déjà retenir que les algues, par leur composition exceptionnelle, recèlent dans leur entier une synergie d’actions propres à favoriser la santé et les mécanismes d’autorégulation naturelle de notre organisme.

    Les algues ne faisant malheureusement pas partie de notre patrimoine culturel, nous avons besoin de nous familiariser avec elles pour pouvoir les introduire dans notre alimentation. Un livre de recette sera un bon investissement, ou, pourquoi pas, un atelier de cuisine à base d’algues ?

    Pour vous donner un avant goût, en cliquant ici vous trouverez une recette simple, rapide, et délicieuse, qui vous donnera envie de manger et de faire manger des algues !

     

    Elise Ghiringhelli Zahnd

    Naturopathe formatrice

  • Polarity yoga

     polarity yoga 

    Le corps et l'esprit s'accordent à travers le mouvement

    Il est possible à tout un chacun d’augmenter sa souplesse, sa vitalité et son bien-être en douceur, à travers des exercices simples, faciles à intégrer dans sa vie quotidienne.

    Dans un monde pressé et tourné vers la rentabilité notre corps est mis à rude épreuve pour rester à la hauteur. Il est bien vu de fréquenter les fitness. Et s’il était possible de bouger mieux au lieu de bouger plus ? De se mettre en mouvement sans effort et sans viser la performance ? Il n’est pas toujours évident de trouver une activité physique respectueuse du rythme de chacun et qui permette la détente en mouvement tout en étant dynamisante.

    De quoi s’agit-il ?

    Le polarity yoga consiste en mouvements qui guident la circulation de l’énergie vitale en fonction des besoins : ils dynamisent ou relaxent, rééquilibrent et recentrent, de façon douce et respectueuses des limites de chacun. Dans sa conception même, le polarity yoga répond à la loi du moindre effort, en s’inspirant des « postures humaines fondamentales » et en s’appuyant sur l’effet dynamogène du mouvement. A l’instar des mouvements naturels, le polarity yoga mobilise le corps de façon fluide sans chercher les extrêmes. C’est la douceur et le rythme synchronisé à la respiration qui permettent aux exercices de travailler au niveau de l’énergie vitale et pas seulement sur les plans musculaire et articulaire. En agissant sur le corps de cette façon, on constate des effets également sur les plans mental et émotionnel : libération des tensions nerveuses, meilleure capacité à se connecter aux autres, sérénité, détente.

    Quelles origines ?

    Le polarity yoga est un des cinq piliers de la polarity, une approche thérapeutique qui repose également sur le toucher, l’alimentation, la communication, et la qualité de présence. La polarity fait le lien entre la médecine orientale ancestrale (notamment la médecine ayurvédique) et les approches psychocorporelles occidentales modernes.

    Quels effets ?

    Les personnes qui pratiquent le polarity yoga témoignent tout d’abord d’un sentiment de mieux-être aussi bien dans le corps que dans l’esprit. La pratique régulière favorise l’équilibre du système nerveux autonome en faveur du parasympathique, qui préside à toutes les fonctions de récupération, régénération, et réparation dans notre corps, notamment le système immunitaire. On ressent généralement une détente musculaire, une amélioration des fonctions digestives et de la circulation. Certains maux de dos peuvent s’estomper, ainsi que certains maux de tête. En prenant l’habitude de respecter leur propre rythme et leurs limites personnelles pendant les cours, les personnes qui pratiquent sont amenées à prendre davantage soin d’eux-mêmes. On observe que ce respect d’eux-mêmes s’associe à une vision plus positive de la vie, à  une façon d’accueillir les événements de manière plus souple, et avec plus de recul. En cultivant cet état de bien-être par la pratique régulière du polarity yoga on renforce sa capacité à vivre le moment présent, sa concentration et son recentrage.

    Pourquoi choisir le polarity yoga ?

    La pratique du polarity yoga non seulement entretient le corps, mais aussi apaise l’esprit et équilibre au niveau émotionnel. Il est facile a intégrer au quotidien, car il procure du plaisir. Dans des situations de stress, certains exercices apportent un bon soutien. Ces exercices constituent une base pour la circulation de notre énergie vitale, reflet de notre santé sur tous les plans.

    Où pratiquer ?

    Ce sont les praticiens formés en polarity thérapie qui enseignent le polarity yoga. Les cours, en groupe, sont donnés dans des centres sportifs, des centres de prévention ou des salles privées. Lors d'une consultation avec un thérapeute, celui-ci peut également vous conseiller un ou plusieurs exercices adaptés à votre problématique.

     

    Elise Ghiringhelli Zahnd à Nyon  022 732 18 13

    Pascale Rovelli à Vallorbe 021 845 60 46

     

     

     

  • Recette pour la femme enceinte

    Recette pour la femme enceinte

    La femme enceinte a des besoins accrus en substances nutritives d’une part, alors que d’autre part ses fonctions digestives et ses fonctions d’éliminations sont ralenties.
    Comment concilier les deux de façon simple ? En mangeant en petites quantités des aliments ultra riches en substances essentielles.

    Préparez à l’avance le mélange suivant que vous garderez dans un récipient hermétique :
    100 g de graines de lin
    100 g de graines de sésame
    100 g de graines de tournesol
    100 g de germes de blé en poudre ou en paillettes
    100 g de son (d’avoine ou de riz, plus doux)

    Tous les matins, prenez une cuillère à soupe de ce mélange dans un yoghourt (de soja de préférence), additionné d‘une cuillère à café de pollen (sauf si vous y êtes allergiques au niveau respiratoire, par précaution). Vous pouvez ajouter un peu de sucre intégral pour adoucir le tout. Attention, vous devez prendre le temps de bien mâcher pour bénéficier de tous les bienfaits des graines, et surtout pour optimiser la digestion (celle-ci commence dans la bouche).

    Cette préparation vous apporte un concentré de minéraux, vitamines, et acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 6) qui vous maintiendront en forme, vous et votre bébé. Elle apporte également les fibres nécessaires pour soutenir efficacement le transit.

    Pensez aussi à boire de plus grandes quantités d’eau pour favoriser l’élimination intestinale et rénale, et pensez également aux graines germées.

    Je vous souhaite une joyeuse grossesse.

  • Prévention anti-grippe chez l'enfant

    Petit protocole simple de prévention des affections hivernales chez l'enfant

    par Elise Ghiringhelli Zahnd, naturopathe

    L'hiver approche, et avec lui le spectre des rhumes, refroidissements, grippes et autres affections ORL qui peuvent toucher nos enfants. Devons-nous nous contenter d'espérer passer entre les gouttes ou pouvons-nous les aider à se prémunir contre ces maladies ?

    A côté des mesures d'hygiène de base comme le lavage fréquent des mains, nous pouvons intervenir pour booster l'immunité de nos enfants, afin de les aider à se défendre contre les infections.

    Le premier pas consiste à donner les oligoéléments cuivre-or-argent (Oligosol) : une demie dose tous les matins à jeun. En Suisse, ces oligoéléments se trouvent dans le sirop du Père Michel (Bioligo). Les oligoéléments se prennent en continu pendant tout l'hiver, et remontent ainsi l'immunité pour l'année entière, par une action "de terrain".

    Deuxièmement, l'extrait de pépin de pamplemousse (la marque Citrobiotic, bio, est très fiable, ce qui n'est pas le cas de toutes les autres, qui peuvent contenir des résidus de pesticides, quand ce n'est pas carrément des additifs à proscrire chez les enfants) : 5 gouttes 1 fois par jour (à n'importe quel moment de la journée). A la fois « antibiotique » naturel (sans effets secondaires) et antiviral, préventif et curatif (on augmente alors les doses), il soutient efficacement le système immunitaire. On peut « oublier » de le donner de temps en temps, par exemple les week-ends, pour ne pas trop habituer l'organisme (par précaution).

    Pour finir, les enfants ne se feront pas priés pour prendre une poignée de baies de goji au goûter. Très riche en vitamine C, cette baie contient aussi des flavonoïdes qui en décuplent l'efficacité. On les trouve en boutiques diététiques et (bonnes) para-pharmacies.

    Les adultes peuvent appliquer ces conseils à l'identique en doublant les doses. (Mais attention, l'extrait de pépin de pamplemousse est contre-indiqué si vous prenez des fluidifiants sanguins, ou si vous devez subir bientôt une intervention chirurgicale)

    Concernant le chlorure de magnésium, que beaucoup de femmes affectionnent : ce n'est pas un remède approprié pour la prévention chez l'enfant (ni chez l'adulte d'ailleurs). Il est trop irritant pour la muqueuse intestinale. C'est un remède de cheval, si vous me permettez l'expression. Très efficace, mais loin d'être doux ! On le gardera pour les cas de maladie déclarée, où il pourra exercer sa fonction purgative salutaire, et lutter efficacement contre l'infection.


    Dernière chose : Quel est le plus grand ennemi pour l'immunité d'un enfant ? Est-ce un vilain virus ? Une méchante bactérie ? Non, son plus grand ennemi, c'est le sucre ! Sa consommation fait chuter quasi instantanément le taux de globules blancs, autant dire qu'il désarme le système immunitaire, qui se trouve alors démuni face aux tentatives d'invasion des virus et bactéries, tout heureux de s'installer sur un terrain si favorable à leur multiplication ! Donc modération sur les pères Noël en chocolats qui apparaissent déjà...

     

    Déclaration de liens d'intérêts : aucun lien d'intérêts ne lie l'auteur aux laboratoires et produits cités.

     

    © 2009 Equilibre-santé - Elise Ghiringhelli Zahnd

  • C'est la saison des orties

    par Elise Ghiringhelli Zahnd, naturopathe

     

     

     

     

     

     

    Même sans habiter à la campagne, si vous avez accès à un petit coin de nature vous y trouverez sûrement des orties. Elles aiment les terrains incultes et les bords des chemins où elles poussent comme de la mauvaise herbe. 

    En quoi faut-il s’en réjouir me direz-vous ? Eh bien parce qu’elles font partie des "simples", ces plantes médicinales qu'on peut cueillir dans les jardins et au bord des chemins, pourvu qu'on sache les reconnaître. Les orties sont une source inestimable de fer végétal et de silice organique. Elles nous aident donc efficacement à lutter contre la déminéralisation et sont un bon soutien en cas d’anémie ferriprive. Ceci les rend extrêmement recommandables notamment aux femmes enceintes. De plus, elles constituent un excellent dépuratif.

    L’avantage de l’ortie sur les autres plantes sauvages, c’est que tout le monde, même le plus citadin d’entre nous, sait la reconnaître pour s’y être piqué au moins une fois. Il en existe deux variétés très ressemblantes et aux propriétés quasi similaires : la plus commune est la grande ortie (urtica dioïca) qui mesure environ un mètre à maturité, mais vous pouvez aussi trouver la petite ortie (urtica urens), qui ne dépasse pas 50 centimètres. En avril, les jeunes pousses sortent de terre. Elles sont toute jeunes et toute tendres et c'est comme cela qu'elles sont les meilleures à consommer. On peut encore les utiliser quand elles sont plus grandes, elles auront seulement un goût moins délicat. Avec des gants (de vaisselle ou de jardinage) et des ciseaux, on cueille seulement la pointe et les deux premières feuilles déployées.

    Pour s'en régaler facilement, on les prépare en soupe. Voici une recette :

    La soupe aux orties

    Il vous faut un oignon, deux pommes de terre moyennes, les pointes d’une vingtaine de pieds d’orties, de l’huile d’olive et du sel.

    Dans une casserole à fond épais, versez deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Jetez-y l’oignon émincé, les pommes de terre coupées en dés, et les orties que vous aurez préalablement lavées à l’eau vinaigrée. Salez, couvrez, et laissez cinq minutes à feu moyen en mélangeant de temps en temps. Ensuite, versez un litre d’eau bouillante, mélangez, et laissez cuire une petite demi-heure. Enlevez du feu, mixez, et régalez-vous !

     

    © 2009 Equilibre-santé - Elise Ghiringhelli Zahnd

  • Les cinq piliers de la naturopathie holistique

    Par Elise Ghiringhelli Zahnd

    La naturopathie traditionnelle holistique s'appuie sur 5 concepts :

    Le causalisme : on ne cherche pas à éradiquer un symptôme mais à remonter à sa cause. On travaille sur la cause du trouble, ce qui amène une meilleure santé et a pour effet de faire disparaître le symptôme.

    L’hygiénisme : c’est par l’hygiène de vie qu’on se protège le mieux des maladies. Ceci s’appuie principalement sur l’alimentation, l’activité physique-plaisir, et le respect de ses rythmes (alternance travail-repos, qualité du sommeil) et de ses besoins.

    Le vitalisme : la guérison, comme la maladie, ne sont pas considérés comme des éléments extérieurs qui nous « tombent dessus », mais comme la conséquence de notre niveau de vitalité intérieure. Pour préserver ou retrouver sa santé, il est nécessaire de soutenir sa vitalité, cette énergie de vie qui vibre en chacun de nous. En se basant sur ce concept, on parle d’autoguérison  en naturopathie.

    L’humorisme : l’approche du corps est globale. On s’appuie sur la notion de terrain. On se pose la question de l’encrassement  des milieux organiques et on recourt au drainage pour leur assainissement.

    L’holisme : on prend en compte toutes les dimensions de l’être, c'est-à-dire le physique, l’énergétique, l’émotionnel, le mental, le spirituel, le social, et l’éco-planétaire.

     

     

    © 2009 Equilibre-santé - Elise Ghiringhelli Zahnd